"[...]Definition: Lorsqu'un certain nombre de corps de même grandeur ou de grandeur différente sont ainsi pressés qu'ils s'appuient les uns sur les autres, ou lorsque, se mouvant d'ailleurs avec des degrés semblables ou divers de rapidité, ils se communiquent leurs mouvements suivant des rapports déterminés, nous disons qu'entre de tels corps il y a union réciproque, et qu'ils constituent dans leur ensemble un seul corps, un individu, qui, par cette union même, se distingue de tous les autres.[...]"
(Spinoza, Ethique)

GARLAND OF ROSES, sculpture, 2002-2006


La rose renvoie en général à la couleur rouge et à un parfum plaisant et embaumant, voilà ce que , dans la mémoire collective, nous rappelle le nom de “Rose”.
GARLAND OF ROSES est simplement la traduction étymologique de rosaire (lat. rosarium), un objet de prière catholique en l’honneur de la Vierge Marie. Une guirlande de roses très particulière puisqu’elle représente tout le contraire des roses, Je désoriente la mémoire visuelle et olfactive du spectateur en lui présentant un objet qui a gardé la forme du rosaire, mais blanc, immaculé, une image fantomatique avec une odeur tenace, qui au lieu de renvoyer au parfum de fleur, nous fait souvenir, toujours de mémoire collective, d’une odeur passée, cette odeur que nous retrouvons encore, dans les armoires des personnes agées, la naphtaline. Le Rosaire,comme la naftaline, appartiennent au passé, le présenter dans un récipient en verre, lui donne l’effet d’être une relique, quelque chose de sacré mais révolu.