"[...]Definition: Lorsqu'un certain nombre de corps de même grandeur ou de grandeur différente sont ainsi pressés qu'ils s'appuient les uns sur les autres, ou lorsque, se mouvant d'ailleurs avec des degrés semblables ou divers de rapidité, ils se communiquent leurs mouvements suivant des rapports déterminés, nous disons qu'entre de tels corps il y a union réciproque, et qu'ils constituent dans leur ensemble un seul corps, un individu, qui, par cette union même, se distingue de tous les autres.[...]"
(Spinoza, Ethique)

Affichage des articles dont le libellé est sculpture. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est sculpture. Afficher tous les articles

Les Empaillés (Bar-le-Duc)



exposition DU 16 SEPTEMBRE AU 18 OCTOBRE 2014 salle d’exposition de l’acb à l’office de tourisme

entrée libre
Les empaillés sont une création collective qui a réuni pendant une semaine une cinquantaine d’habitants de la Côte Sainte-Catherine et d’ailleurs, jeunes et moins jeunes, garçons, filles… autour d’une proposition lancée par Sophie Usunier.
Les créatures étranges réalisées à partir de vêtements usagés remplis de paille et cousus ensemble nous plongent au plus mystérieux de la naissance des formes : elles rassurent comme certains monstres gentils,mais peuvent aussi épouvanter comme des forces obscures surgies des profondeurs.
Comme dans le poème d’Empédocle amour et haine sont à l’origine des vivants : « privés de corps, les membres, sous l’empire de la répulsion, erraient ça et là, disjoints. Mais dès qu’une divinité se fut unie à l’autre on vit les membres s’ajuster au hasard des rencontres et d’autres en grand nombre continuèrent la chaîne ; il naquit ainsi des êtres aux pieds tournant pendant la marche, aux mains innombrables, aux membres emmêlés… ».
Une semaine pour inventer ensemble et faire l’expérience que l’imagination est d’abord matérielle, et qu’il suffit d’un fil et d une aiguille pour ré-enchanter le monde.
« Les Empaillés c’est vraiment une union des corps et des esprits, une certaine vision de l’égalité et de la fraternité : tous unis, tous rattachés, mais en même temps tous différents… C’est cette différence de chacun qui fait La différence, et qui crée l’union et l’originalité. Une re-visitation de l’adage des trois mousquetaires “Un pour tous, tous pour un”. »Sophie Usunier
Création collective réalisée du 7 au 12 juillet 2014 au quartier Côte Sainte-Catherine lors de la  résidence artistique de Sophie Usunier, plasticienne, 
dans le cadre du Contrat Urbain de Cohésion Sociale – Communauté d’Agglomération Bar-le-Duc Sud Meuse, avec le soutien de l’Acsé, en partenariat avec le Centre Socioculturel Côte / Ville-Haute et les associations et structures locales.

l'âge du doute



Nouvelles pièces crées  durant la résidence à Scicli (Sicile)  en été 2013




"Mascaron" (video), 2013
"Mascaron" (frame video), 2013

"Mascaron" (frame video), 2013

"Mascaron" (frame video), 2013

"Mascaron" (frame video), 2013


"Un barlume di chiarezza" (installazione/installation), 2013


"Un barlume di chiarezza" (installazione/installation), 2013




"Un barlume di chiarezza" (installazione/installation), 2013




"Un barlume di chiarezza" (installazione/installation), 2013








Blog creato durante la residenza con Concetta Modica a Scicli, Sicilia, 2013
http://letadeldubbio.blogspot.it

Libro "Il cielo rubato" di Andrea Camilleri
"Impression Cielo Rubato"
(2 stampe su carta d'aquarello/2 impressions sur papier aquarelle), 2013
"Impression Cielo Rubato" 
(2 stampe su carta d'aquarello/2 impressions sur papier aquarelle), 2013


"Impression Cielo Rubato" 
(2 stampe su carta d'aquarello/2 impressions sur papier aquarelle), 2013

"Impression Cielo Rubato" 
(2 stampe su carta d'aquarello/2 impressions sur papier aquarelle), 2013



"Don't let me down"(installation/installation), 2013

"Don't let me down"
(installation/installation), 2013




"Don't let me down"(installation/installation), 2013

GUARDA INDIETRO PER NON ESSERE TRAVOLTO, 2005

(regarde en arrière si tu ne veux pas périr)

Cette sculpture de sel fut réalisée spécialement pour l'exposition personnelle à la Fondation SoutHeritage, à Matera, dans le sud de l'Italie où les croyances et les rites sont encore très présents.
Elle sera ensuite installée dans un pré où les animaux continueront de la sculpter à coup de langue jusqu'à sa disparition.


LES EMPAILLES, 2004-work in progress

Je demande aux habitants du lieu où aura lieu l'exposition de me donner les habits qu'ils ne mettent plus, généralement ceux-ci sont usés ou bien le plus souvent tout simplement démodés. Je les regroupe tous ensemble en les cousant par les extrémités. Je les bourre de paille, j'étends leur "peau" la plus possible, je les empaille... je les conserve... comme une espèce en voie d'extinction. Je récupère la "seconde peau" de l'homme: son habit, si important pour en déterminer l'appartenance...familiale et sociale.

GARLAND OF ROSES, sculpture, 2002-2006


La rose renvoie en général à la couleur rouge et à un parfum plaisant et embaumant, voilà ce que , dans la mémoire collective, nous rappelle le nom de “Rose”.
GARLAND OF ROSES est simplement la traduction étymologique de rosaire (lat. rosarium), un objet de prière catholique en l’honneur de la Vierge Marie. Une guirlande de roses très particulière puisqu’elle représente tout le contraire des roses, Je désoriente la mémoire visuelle et olfactive du spectateur en lui présentant un objet qui a gardé la forme du rosaire, mais blanc, immaculé, une image fantomatique avec une odeur tenace, qui au lieu de renvoyer au parfum de fleur, nous fait souvenir, toujours de mémoire collective, d’une odeur passée, cette odeur que nous retrouvons encore, dans les armoires des personnes agées, la naphtaline. Le Rosaire,comme la naftaline, appartiennent au passé, le présenter dans un récipient en verre, lui donne l’effet d’être une relique, quelque chose de sacré mais révolu.






CHIMERES, divers travaux, 2001




Lumieres ombres, non objets
Sophie Usunier travaille sur les contradictions des concepts, ses oeuvres portent en elles la force originelle du "contraste", comme si continuellement elles nous tendaient la possibilité de son contraire.
Indécision ? non, c'est se poser des questions en les expérimentant.
Ainsi, les travaux dans cette exposition posent le contraste , dans leur présence, entre formes et non-formes, dans lequel nous ensuite, spectateurs, intervenons avec le bînome habitudes et découvertes.
Les monstres de verre, ces exorciseurs modernes de la peur de l'inconnaissable apparaissent comme la nouvelle chimère.
L'harpie de verre comme surprise dans l'air, qui à ses côtés se fait plus pesante, est étrange, elle n'a rien à voir avec nous et avec notre concept de la forme et de l'interaction, pourtant sans explication, dans son anormalité, elle est intime et donne envie de la protéger.
Je ne sais si c'est le transfert de nous-même ou de nos peurs inconscientes, qui sont plus à protéger, plutôt qu'à les cacher en les abrutissant, c'est certainement quelque chose de pur, de cristallin qui n'a rien à cacher, qui n'a pas de "pensées tordues", et c'est pour cela qu'elle emerge, qu'elle n'est pas contenue, mais en même temps qui ne contient pas, elle est irréelle dans sa substance.
Ce monstre de verre est l'élément incorporel de la corporéité.
Les mains de paraffine ("Prière") représentent une forme bien précise, reconnaissable et normale, mais maintenant elle deviennent une apparition, elles sont de beaux et fascinants fantômes.
Elles sont à l'intérieur d'un petit cabinet de travail, comme dans une cellule conventuelle ou la chambre d'un miniaturiste, dans le moment de majeure concentration dans leur état statique, fixes pour comprendre parfaitement ce qu'elles devront faire.
C'est une prière, mais dans cette volonté de l'esprit, les mains se insaisissables, qui peuvent se consumer et disparaître exactement quand elles tentent de "s'illuminer".
Ceci est la création, sa gaité et son imprévisibilité.
La sphère de pâte à modeler ( "Giro giro tondo"), la forme reconnaissable par excellence, là,devient le symbole de la vraie monstruosité.
Sa matière est impénétrable, elle est opaque, elle est superficie.
En tant qu'"être", elle est imprévisible, nous ne savons pas à quoi nous attendre.
Elle nous semble solide, concrète mais si nous la touchons, nous la "cassons", nous la modifions.
A cela on associe l'exigence de l'homme à la perfection.
Cette matière avec peine vient travaillée et arrondie comme une boule, comme une sphère parfaite qui ne pourra jamais l'être, un geste continuel à l'arrondir, à la rouler mais l'objectif reste toujours frustré.
C'est l'apothéose et le paradoxe de l'action de l'homme qui intervient pour remédier à la scission entre l'idée et la matière, entre âme et corps, principe de l'homme occidental de Platon à nos jours, celui de donner une forme concrète aux idées et viceversa.
Cette présence, la sphère est comme observée par le mouvement (l'image vidéo "Alice"), circulaire des mains sur une sphère de pâte à modeler.
L'action, obsessionnelle,même si elle peut nous y faire penser, est moins considérée car c'est un acte gratuit, insouciant pourrait-on dire, comme celui d'un enfant.
Dans cette confrontation métaphorique entre cette présence et l'image, elle provoque un sens de remous et d'inquiétude et de silence justement en vertu du renversement des proportions.
La petite boule que je pouvais tenir dans une main, maintenant n'est plus contrôlable.[...]
(Lorenzo Bruni, curateur de l'expo "Sophie Usunier", galerie Note Artecontemporanea, Arezzo)


VENUS 2001


commande privée

GLI ANIMALI DI BREMEN, sculpture, installation, 2000

Un empilement de 4 boîtes de carton de différentes dimensions, qui fait penser à une tour de Babel trouées et dans chacune d'entre elles, sur un côté différent à chaque fois est émis un son qui se déclenche à l'approche d'une personne, mais quand il commence à y avoir plus de monde, cela devient une véritable cacophonie, un ensemble de cris d'avertissement et de défense : le chant du coq, le miaulement du chat, l'aboiement du chien et le braiement de l'âne font évidemment référence à la fameuse fable des "Animaux de Brême". Pour faire fuir les voleurs, ils avaient créé un monstre avec eux-même, simplement en montant l'un sur l'autre, et dans l'obscurité de la nuit il n'apparaissait plus qu'une forme massive, haute et indéfinie, accompagnée d'un mélange de cris, ce qui les rendit assez éffrayants pour faire peur aux voleurs. Tout est basé sur l'imagination, ce qui me porte à ma 2ème référence " Le Petit Prince", avec cette idée que n'importe quelle boîte dessinée ou réelle peut contenir ce que l'on veut , et que quand on commence à la trouer, cela signifie qu'il y a quelque chose qui respire à l'intérieur, quelque chose de vivant, quelqu'un.
"L'occhio in ascolto", palazzo Ducale, gênes, 2000

ANTICORPS, sculpture, installation, 1999

(ballons de baudruche, pompes)

Sous l’emblème de l’enfance, le ballon représente la joie, la legèreté, l’insouciance, rien à voir avec la forme présente.Derrière cette forme multicolore, ce masque attirant de la gaieté se cache une énorme incertitude, un appesantissement de la matière en contraste avec l’idée première du ballon. C’est une masse maladroite, informelle ( d’où Anticorps ) qui se démène pour nous effrayer, pour protéger son territoire ( d’où Anticorps ) Il porte les couleurs séduisantes de la bataille et prend corps en gonflant pour intimider son adversaire. Sa seule défense, c’est l’illusion d’être dangereux.