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l'âge du doute
Nouvelles pièces crées durant la résidence à Scicli (Sicile) en été 2013
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| "Mascaron" (video), 2013 |
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| "Mascaron" (frame video), 2013 |
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| "Mascaron" (frame video), 2013 |
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| "Mascaron" (frame video), 2013 |
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| "Mascaron" (frame video), 2013 |
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| "Un barlume di chiarezza" (installazione/installation), 2013 |
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| "Un barlume di chiarezza" (installazione/installation), 2013 |
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| "Un barlume di chiarezza" (installazione/installation), 2013 |
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| "Un barlume di chiarezza" (installazione/installation), 2013 |
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| Blog creato durante la residenza con Concetta Modica a Scicli, Sicilia, 2013 http://letadeldubbio.blogspot.it |
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| Libro "Il cielo rubato" di Andrea Camilleri |
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| "Impression Cielo Rubato" (2 stampe su carta d'aquarello/2 impressions sur papier aquarelle), 2013 |
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| "Impression Cielo Rubato" (2 stampe su carta d'aquarello/2 impressions sur papier aquarelle), 2013 |
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| "Impression Cielo Rubato" (2 stampe su carta d'aquarello/2 impressions sur papier aquarelle), 2013 |
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| "Impression Cielo Rubato" (2 stampe su carta d'aquarello/2 impressions sur papier aquarelle), 2013 |
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| "Don't let me down"(installation/installation), 2013 |
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| "Don't let me down" (installation/installation), 2013 |
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| "Don't let me down"(installation/installation), 2013 |
GUARDA INDIETRO PER NON ESSERE TRAVOLTO, 2005
(regarde en arrière si tu ne veux pas périr)
Cette sculpture de sel fut réalisée spécialement pour l'exposition personnelle à la Fondation SoutHeritage, à Matera, dans le sud de l'Italie où les croyances et les rites sont encore très présents.
Elle sera ensuite installée dans un pré où les animaux continueront de la sculpter à coup de langue jusqu'à sa disparition.
Cette sculpture de sel fut réalisée spécialement pour l'exposition personnelle à la Fondation SoutHeritage, à Matera, dans le sud de l'Italie où les croyances et les rites sont encore très présents.
Elle sera ensuite installée dans un pré où les animaux continueront de la sculpter à coup de langue jusqu'à sa disparition.
LES EMPAILLES, 2004-work in progress
Je demande aux habitants du lieu où aura lieu l'exposition de me donner les habits qu'ils ne mettent plus, généralement ceux-ci sont usés ou bien le plus souvent tout simplement démodés. Je les regroupe tous ensemble en les cousant par les extrémités. Je les bourre de paille, j'étends leur "peau" la plus possible, je les empaille... je les conserve... comme une espèce en voie d'extinction. Je récupère la "seconde peau" de l'homme: son habit, si important pour en déterminer l'appartenance...familiale et sociale.
GARLAND OF ROSES, sculpture, 2002-2006

La rose renvoie en général à la couleur rouge et à un parfum plaisant et embaumant, voilà ce que , dans la mémoire collective, nous rappelle le nom de “Rose”.
GARLAND OF ROSES est simplement la traduction étymologique de rosaire (lat. rosarium), un objet de prière catholique en l’honneur de la Vierge Marie. Une guirlande de roses très particulière puisqu’elle représente tout le contraire des roses, Je désoriente la mémoire visuelle et olfactive du spectateur en lui présentant un objet qui a gardé la forme du rosaire, mais blanc, immaculé, une image fantomatique avec une odeur tenace, qui au lieu de renvoyer au parfum de fleur, nous fait souvenir, toujours de mémoire collective, d’une odeur passée, cette odeur que nous retrouvons encore, dans les armoires des personnes agées, la naphtaline. Le Rosaire,comme la naftaline, appartiennent au passé, le présenter dans un récipient en verre, lui donne l’effet d’être une relique, quelque chose de sacré mais révolu.

CHIMERES, divers travaux, 2001

Lumieres ombres, non objets
Sophie Usunier travaille sur les contradictions des concepts, ses oeuvres portent en elles la force originelle du "contraste", comme si continuellement elles nous tendaient la possibilité de son contraire.
Indécision ? non, c'est se poser des questions en les expérimentant.
Ainsi, les travaux dans cette exposition posent le contraste , dans leur présence, entre formes et non-formes, dans lequel nous ensuite, spectateurs, intervenons avec le bînome habitudes et découvertes.
Les monstres de verre, ces exorciseurs modernes de la peur de l'inconnaissable apparaissent comme la nouvelle chimère.
L'harpie de verre comme surprise dans l'air, qui à ses côtés se fait plus pesante, est étrange, elle n'a rien à voir avec nous et avec notre concept de la forme et de l'interaction, pourtant sans explication, dans son anormalité, elle est intime et donne envie de la protéger.
Je ne sais si c'est le transfert de nous-même ou de nos peurs inconscientes, qui sont plus à protéger, plutôt qu'à les cacher en les abrutissant, c'est certainement quelque chose de pur, de cristallin qui n'a rien à cacher, qui n'a pas de "pensées tordues", et c'est pour cela qu'elle emerge, qu'elle n'est pas contenue, mais en même temps qui ne contient pas, elle est irréelle dans sa substance.
Ce monstre de verre est l'élément incorporel de la corporéité.
Les mains de paraffine ("Prière") représentent une forme bien précise, reconnaissable et normale, mais maintenant elle deviennent une apparition, elles sont de beaux et fascinants fantômes.
Elles sont à l'intérieur d'un petit cabinet de travail, comme dans une cellule conventuelle ou la chambre d'un miniaturiste, dans le moment de majeure concentration dans leur état statique, fixes pour comprendre parfaitement ce qu'elles devront faire.
C'est une prière, mais dans cette volonté de l'esprit, les mains se insaisissables, qui peuvent se consumer et disparaître exactement quand elles tentent de "s'illuminer".
Ceci est la création, sa gaité et son imprévisibilité.
La sphère de pâte à modeler ( "Giro giro tondo"), la forme reconnaissable par excellence, là,devient le symbole de la vraie monstruosité.
Sa matière est impénétrable, elle est opaque, elle est superficie.
En tant qu'"être", elle est imprévisible, nous ne savons pas à quoi nous attendre.
Elle nous semble solide, concrète mais si nous la touchons, nous la "cassons", nous la modifions.
A cela on associe l'exigence de l'homme à la perfection.
Cette matière avec peine vient travaillée et arrondie comme une boule, comme une sphère parfaite qui ne pourra jamais l'être, un geste continuel à l'arrondir, à la rouler mais l'objectif reste toujours frustré.
C'est l'apothéose et le paradoxe de l'action de l'homme qui intervient pour remédier à la scission entre l'idée et la matière, entre âme et corps, principe de l'homme occidental de Platon à nos jours, celui de donner une forme concrète aux idées et viceversa.
Cette présence, la sphère est comme observée par le mouvement (l'image vidéo "Alice"), circulaire des mains sur une sphère de pâte à modeler.
L'action, obsessionnelle,même si elle peut nous y faire penser, est moins considérée car c'est un acte gratuit, insouciant pourrait-on dire, comme celui d'un enfant.
Dans cette confrontation métaphorique entre cette présence et l'image, elle provoque un sens de remous et d'inquiétude et de silence justement en vertu du renversement des proportions.
La petite boule que je pouvais tenir dans une main, maintenant n'est plus contrôlable.[...]
(Lorenzo Bruni, curateur de l'expo "Sophie Usunier", galerie Note Artecontemporanea, Arezzo)
GLI ANIMALI DI BREMEN, sculpture, installation, 2000
Un empilement de 4 boîtes de carton de différentes dimensions, qui fait penser à une tour de Babel trouées et dans chacune d'entre elles, sur un côté différent à chaque fois est émis un son qui se déclenche à l'approche d'une personne, mais quand il commence à y avoir plus de monde, cela devient une véritable cacophonie, un ensemble de cris d'avertissement et de défense : le chant du coq, le miaulement du chat, l'aboiement du chien et le braiement de l'âne font évidemment référence à la fameuse fable des "Animaux de Brême". Pour faire fuir les voleurs, ils avaient créé un monstre avec eux-même, simplement en montant l'un sur l'autre, et dans l'obscurité de la nuit il n'apparaissait plus qu'une forme massive, haute et indéfinie, accompagnée d'un mélange de cris, ce qui les rendit assez éffrayants pour faire peur aux voleurs. Tout est basé sur l'imagination, ce qui me porte à ma 2ème référence " Le Petit Prince", avec cette idée que n'importe quelle boîte dessinée ou réelle peut contenir ce que l'on veut , et que quand on commence à la trouer, cela signifie qu'il y a quelque chose qui respire à l'intérieur, quelque chose de vivant, quelqu'un.
"L'occhio in ascolto", palazzo Ducale, gênes, 2000

"L'occhio in ascolto", palazzo Ducale, gênes, 2000

ANTICORPS, sculpture, installation, 1999
(ballons de baudruche, pompes)
Sous l’emblème de l’enfance, le ballon représente la joie, la legèreté, l’insouciance, rien à voir avec la forme présente.Derrière cette forme multicolore, ce masque attirant de la gaieté se cache une énorme incertitude, un appesantissement de la matière en contraste avec l’idée première du ballon. C’est une masse maladroite, informelle ( d’où Anticorps ) qui se démène pour nous effrayer, pour protéger son territoire ( d’où Anticorps ) Il porte les couleurs séduisantes de la bataille et prend corps en gonflant pour intimider son adversaire. Sa seule défense, c’est l’illusion d’être dangereux.
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