Aller et retour, perte de notion d’espace, vertiges, étourdissements … Ainsi rythmé par le bruit constant du grincement de la chaîne de la balançoire. Nous ne voyons pas qui se balance, c’est un fantôme, une ombre, une sensation, une souffle qui fait partie de l’espace interne, c’est un ensemble. Par hasard, une petite fille apparaît dans le milieu du tournage, elle rompt soudain le balancement monotone, elle s’insère dans la vidéo comme si elle en était complémentaire, voire élémentaire. Elle concrétise le vide, matérialise d’un coup ce souffle, ce fantôme, rend humain ce qui se trouve derrière la “fenêtre”, cette vision, cette sensation.